Holzminden - Prisonniers en 14-18
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Récit d’un employé de la Banque de France à Lille
vendredi 1er mai 2009
par Fred HIERNAUX , Jean Claude AURIOL
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Ce texte, quoique un peu "idyllique", a l’avantage de nous donner quelques détails sur le camp et notamment sur la composition des prisonniers s’y trouvant. Merci à Jean-Claude Auriol pour la transmission de ce texte.

Renseignements donnés par un prisonnier civil rapatrié du camp d’Holzminden au cours d’une causerie donnée au siège de la fraternelle des régions occupées le samedi 20 janvier 1917 à 17:00.

Après deux ans environ d’internement en Allemagne, dont la plus grande partie au camp d’Holzminden, Mr X a été renvoyé en France en compagnie d’une jeune fille belge interné comme lui à Holzminden et qui y est resté près d’une année. son arrestation avait eu lieu sans aucun motif. On n’a tenu aucun compte de son désir de retourner en pays envahi et il en a été de même pour la jeune fille qui l’accompagnait et dont toute la famille est restée à Gand.

Installation

le camp occupe une superficie de 3 ha environ et comprend 84 baraques dont six occupés par les services militaires et civils.

La situation sanitaire du camp est exceptionnelle, et la façon dont il a été aménagé pourrait indiquer qu’après la guerre les Allemands ont l’intention de le conserver avec une affectation spéciale, probablement aux estropiés de la guerre. Un égout collecteur a été construit avec le concours de la main-d’oeuvre des prisonniers. L’eau de source est distribuée en quantité suffisante.

le camp est éclairé à l’électricité ; il comprend actuellement environ 8000 prisonniers civils dont 3700 français (y compris une centaine de dames), 1500 Belges, environ 500 Roumains, le surplus se compose de Polonais et de Russes. Il y a au camp d’Holzminden environ 560 femmes. En dehors d’une élite, il s’y trouve un certain nombre de personnes dont le voisinage doit sembler particulièrement pénible aux dames de notre région qui ont été envoyées comme otages à Holzminden.

le camp est administré, sous la surveillance d’un officier allemand de réserve, M.Vichow, industriel à Anvers avant la guerre, par un interné français, M. Delalande, qui était directeur d’assurance à Berlin, M. Delalande a sous sa surveillance cet chef de district.et notamment

 

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