Holzminden - Prisonniers en 14-18
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camp des femmes à Holzminden
mercredi 17 septembre

Voici notre première liste de prisonniers, ou plutôt de prisonnières, puisqu’on le sait, les femmes (et les enfants) ont aussi été nombreux dans le camp d’Holzminden.

Grâce à François Xavier Finot, nous n’avons pas seulement une liste, mais aussi une photo avec tous les noms des prisonnières devant la baraque 14a, et souvent leur origine géographique (essentiellement du Nord de la France et de Lorraine).

Et on m’annonce une liste des gens du Nord à venir ... Patience...

Fred Hiernaux

 
1918 : LES OTAGES DE CARVIN (Pas de Calais en région envahie)
jeudi 30 octobre 2008
par Arsène Duquesne
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Extraits annotés de la chronique de Joséphine Dujardin de Carvin (Pas-de-Calais) actuellement en cours de publication par la Sté de Recherches Historiques de Carvin, (Président : Arsène Duquesne).

Cet article nous est proposé par Arsène DUQUESNE, président de la Société de Recherches Historiques de Carvin.

Dimanche 6 janvier 1918

Depuis lundi dernier plusieurs hommes et quatre femmes de Carvin choisis parmi les employés de l’état avant la guerre avaient été prévenus qu’ils étaient considérés comme otages et qu’ils devaient se préparer à partir en Allemagne. Leur départ avait été tout d’abord fixé pour le 1er janvier, puis il y avait eu contre-ordre. Mais hier dans la journée il y a eu un nouvel ordre qui fixe leur départ pour ce matin huit heures. [1]

Une dizaine d’hommes ont été obligés de partir ce matin sans même savoir sous quelle prétention. Ils savent seulement qu’on doit les conduire en Pologne. Parmi ces otages se trouve M. L’abbé Margolle et le père-missionnaire qui était là depuis le début de la guerre, M. Riff, M. Mercier, M. Tison, M. Baratte. Ce qui est le plus triste dans leur départ c’est le grand froid qui persiste toujours et qui va rendre leur voyage, sans doute bien pénible. Heureusement encore que les hommes désignés tout d’abord ont été exclus de la liste d’otages. [2]

Sont finalement partis, Messieurs
- Balon,
- Dieulefay,
- Riff (instituteur),
- Hennion qui avait envisagé de se faire remplacer par Saint-Léger, que Charles Chartreux tentera vainement à son tour de remplacer,
- Fiévet que Charles Chartreux tentera tout aussi vainement de remplacer mais qui sera finalement remplacé par Gaston Baratte,
- Tison (receveur de la poste),
- Mercier,
- le père Louis-Marie,
- l’abbé Margollé. (d’après Charles Chartreux)

En avril, M. Baratte, Riff et l’abbé Margollé seront renvoyés de Lituanie pour raison de santé.

[…]

Vendredi 11 janvier 1918.

Cet après-midi, vers quatre heures, les quatre dames que l’on avait désignées comme otages et qui n’étaient pas parties avec les messieurs sont passées en voiture dans notre rue et une autre voiture suivait avec les bagages vers la Westphalie. [3]

Avaient été désignées :
- Madame Antoine Dupré,
- Mademoiselle Guffroy, Directrice de l’école des filles (voir par ailleurs son récit de captivité et une photo avec 3 autres institutrices du Pas de Calais)
- Madame Alphonse Diévart remplacée par Madame Margris,
- Madame Gauthier (épouse du Directeur de la Cie des mines de Carvin) qui devait être remplacée par Madame Malfait-Liégeois (d’après Charles Chartreux)

[…]

 

[1] Prévu d’abord pour avoir lieu courant décembre 1917, puis annulé et à nouveau prévu pour le 1er janvier 1918 et à nouveau reporté, le départ des otages-hommes est maintenant effectif.

[2] Ils sont neuf à partir en réalité pour le camp de Vilnius en Lituanie. Les tergiversations des autorités avaient été propices à discussions et à négociations pour que certains parmi ceux qui avaient été désignés d‘office essayent de se faire remplacer par des volontaires.

[3] Les otages-femmes seront bien quatre à partir pour le camp d’Holzminden.


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